Cluny
Aujourd’hui à la retraite, j’ai travaillé dans l’éducation nationale et l’éducation populaire. Depuis mon très jeune âge, j’ai des souvenirs de cinéma : tel Sammy Fabelman fasciné par le déraillement du train, j’ai encore le souvenir de mon mouvement de recul devant la charge des bisons dans « La Conquête de l’ouest » que mon père m’avait emmené voir.
Alors que j’étais étudiant et militant, je revois les parties de « Camarade Cinéma » que nous organisions Rue de la Corderie sur le modèle de l’émission de Pierre Tchernia avec les membres de la bande, ils se reconnaîtront. Et merci à Glauber Rocha qui m’a permis de gagner une manche décisive sur le cinema Novo avec « Le Dieu noir et le Diable blond » ; on avait beau être trotskiste, ça n’empêchait pas le goût de la compétition.
Plus tard, j’ai eu la chance de suivre les cours de l’école municipale de l’Image et du Son à Gennevilliers, puis de réaliser une dizaine de films avec des équipes semi-professionnelles pour des projets scolaires, à une époque où il y avait encore de l’argent pour de tels programmes dans le cadre du Développement Social des Quartiers.
De 2006 à 2014, j’ai publié plus de 600 critiques sur un premier blog, « Les Critiques Clunysiennes ». Il ya quelques jours, mes amis réunis à l’occasion de la fête de mes 70 ans m’ont tous fait part de leur regret de m’avoir vu arrêter. Notamment, les propos d’Anne sur le souvenir qu’elle avait de ma critique sur « 300 » écrite il ya vingt ans m’ont fait réfléchir. Et si…